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la terre qui pencheLe récit paraît commencer par la fin, racontée d’outre-tombe par une vieille âme de six cents ans qui pleure son enfance perdue. Bien qu’elle ne se rappelle pas les circonstances de sa fin, il semble qu’elle ait quitté le monde trop tôt, en ce XIVe siècle où la peste faisait des ravages. Cette âme errante qui se nourrit du souvenir de ses jeunes années, prie la fillette qu’elle a été des siècles auparavant de lui raconter leur destin. Pourquoi veut-on la marier à cet enfant aux yeux clairs et au regard vide ? Qui était vraiment cette mère qu’elle n’a jamais connue ? Et ce père, aujourd’hui si répugnant, autrefois tant admiré ? Quelle puissance étrange anime la Loue, rivière aux humeurs changeantes qui façonne les destins ? Entre roman initiatique, fable onirique et chanson de geste, Carole Martinez nous convie à sa propre table ronde, une légende toute personnelle où les femmes ont depuis bien longtemps remplacé les traditionnels chevaliers. Si vous avez aimé « le coeur cousu » vous allez adorer « La terre qui penche ». Si vous n’avez pas encore lu Carole Martinez, précipitez vous sur ce dernier roman c’est le plus abouti.

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