A Villejuif, l’aventure de la librairie se poursuit

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Article Paru dans Le Parisien

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Véronique Bagarry, à la tête de la librairie depuis 2004, prend officiellement sa retraite samedi. La librairie est reprise et se transforme en société coopérative. Une fête est organisée à cette occasion vendredi soir.

C’était une « course contre la montre », et elles l’ont remporté. A Villejuif, Véronique Bagarry de la librairie Points Communs prend officiellement sa retraite ce samedi. Mais l’aventure continue, et la victoire est là : Nathalie Brossaud, Catherine Weber-Seban et Jacqueline Angers, trois Villejuifoises, ont créé une société coopérative (SCIC) pour reprendre la librairie. Une fête y est organisée vendredi soir pour marquer le coup.

Un projet mûri de longue date, puisque c’est en perspective d’une reprise qu’a été créée il y a deux ans l’association les Amis de la librairie Points Communs. Toutes les trois en font partie. « L’idée était de favoriser les conditions de reprise de la librairie », explique Catherine Weber-Seban, qui l’a fondée.

La librairie compte donc aujourd’hui 30 souscripteurs, ou « coopérateurs », explique Nathalie Brossaud, la seule salariée du trio. « Ce sont des membres de l’association ou simplement des habitants de la ville qui croient que cette librairie doit rester. » A eux tous, ils ont donné près de 70 000 €.

Après avoir pour beaucoup participé au déménagement de lieu il y a pratiquement un an : une chaîne humaine s’était formée sur quelques centaines de mètres, de l’ancien local rue Jean-Jaurès à la rue Georges-Le Bigot. Un vrai soutien moral, physique, et financier.

Trois semaines de fermeture pour travaux

Et c’est ainsi que la SARL s’est transformée en SCIC. Pas si simple pour ces trois repreneuses qui partaient de zéro, administrativement parlant. « Nous avons été accompagnées par le biais du dispositif local d’accompagnement (DLA) », explique Catherine. Un dispositif qui leur a permis de travailler avec un expert-comptable, un avocat, un spécialiste en librairie…

Alors ce vendredi, « on arrive au bout », résume Véronique Bagarry. En presque 15 ans, la libraire a eu le temps de mettre en place de « super initiatives », relate Nathalie Brossaud, que toutes les trois vont « maintenir » : le brunch littéraire, l’opération « Devenez critique littéraire pendant l’été », les rencontres avec des auteurs, etc. Celles de l’association aussi : le prix littéraire Lire et élire avec les écoles de la ville et le salon du livre jeunesse.

Une « grosse inauguration » de la librairie nouvelle formule aura lieu à l’automne. En attendant, elle s’apprête à fermer trois semaines pour des travaux d’embellissement, avec une réouverture programmée le 12 mai.

Vendredi, soirée littéraire (consacrée à Baudelaire) et théâtrale à partir de 19 h 30 au 30, rue Georges-Le Bigot.7673100_6c4119e8-43d2-11e8-b25e-3de6bf01daed-1_1000x625

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A Villejuif, la librairie Points communs se mue en coopérative

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ARTICLE PARU SUR 94 CITOYENS.FR

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La librairie Points Communs, c’était son bébé. Ce vendredi 20 avril, Véronique Bagarry en laissera les clefs à Nathalie Brossaud, Catherine Weber-Seban et Jacqueline Angers qui ont créé une coopérative pour faire perdurer ce lieu culturel à Villejuif.

Il y a 14 ans, Véronique Bagarry rentrait de Djibouti et venait s’installer à Villejuif. Libraire en Afrique de l’Est, elle choisit rapidement de replonger dans les livres. «Evidemment, ce n’est pas tout à fait le même métier entre une librairie à l’étranger et en France. Je tenais une librairie francophone, c’était la seule et il n’y avait pas encore la concurrence d’Amazon», se souvient-elle. Qu’à cela ne tienne, cette passionnée de lecture et de sa transmission se lance dans l’aventure en novembre 2004, d’abord dans un tout petit local de la rue Jean Jaurès. Comment lutter contre les mastodontes des commerces en ligne? «L’important, c’est le lien social. Il faut que les gens sachent que l’on peut les conseiller. C’est tout le contraire que de cliquer sur internet. Ils peuvent regarder physiquement les livres et il y a un choix fait par le libraire. Evidemment, il n’y a pas tout, mais on peut commander, et surtout on peut trouver des livres auxquels on n’avait pas pensé!» défend la libraire.

Pour animer ce lien social, la librairie organise régulièrement des rencontres avec des auteurs en dédicace. «J’organise aussi des soirées, au moins deux ou trois par mois, sur un thème ou un auteur. Nous avons par exemple invité Delphine de Vigan, animé une rencontre sur la littérature slovène avec des traductrices, ou encore une soirée poésie…  J’essaye de varier

Points communs s’insère aussi dans la vie locale en animant le prix littéraire Lire et élire avec les écoles de la ville. Ce prix invite les élèves à lire au moins trois livres puis à désigner leur préféré. Cette manifestation leur permet aussi de rencontrer les auteurs qu’ils ont lu et peut être le point de départ d’autres projets.  «Certains élèves ont lu Le tour du monde des voisins (de Jean-Christophe Tixier) qui raconte l’histoire d’un enfant qui reste devant son ordinateur et rêve de faire le tour du monde. Son entourage décide de lui faire faire le tour de son immeuble où les habitants sont originaires du monde entier. Les élèves ont réfléchi dessus et ont réalisé eux-mêmes leur propre tour du voisin !»

Mais le temps passe et Véronique Bagarry, désormais officiellement en retraite, veut passer le flambeau. C’est dans ce contexte que se crée en 2016 l’association Les amis de la librairie Points communs. Objectif : faire perdurer la librairie en transformant la SARL en SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif). Première étape de ce nouveau départ, un déménagement dans un local plus grand au 30 de l’avenue Georges Le Bigot, au printemps. Suit fin 2017 une collecte participative qui permet de réunir un peu plus de 10 000 euros.

Trois nouvelles libraires

A l’initiative, Nathalie Brossaud, Catherine Weber-Seban et Jacqueline Angers travaillent depuis un an à la création de cette coopérative et seront les nouvelles libraires. «Il est d’intérêt général de garder l’accès aux livres à Villejuif  et cela permet de mobiliser une série de personnes autour du projet. Il y a 30 associés fondateurs» explique Catherine Weber-Seban, avocate retraitée et présidente de l’association Les Amis de la librairie Points communs. «On s’est toutes formées à l’INFL (Institut national de formation de la librairie)», précise-t-elle. Nathalie Brossaud, elle, était journaliste, notamment à France 5. Grande lectrice depuis sa jeunesse, elle voit des points communs entre le métier de journaliste et celui de libraire : «la curiosité, le contact avec les gens, le sens de l’organisation…»

Développer l’accès jeunesse

Toutes trois veulent axer la librairie vers l’accès aux livres, en particulier pour les plus jeunes, avec des ateliers d’écriture, l’agrandissement de l’espace jeunesse et la multiplication des jeux de réflexion pour enfant.

Soirée festive le 20 avril avant 3 semaines de fermeture

Une soirée de fermeture se tiendra ce vendredi 20 avril à 19h30. La librairie sera ensuite fermée pendant trois semaines, le temps de préparer au mieux ce changement de propriétaire pour une ouverture prévue le 12 mai.

La librairie est située au 30 rue Georges Lebigot.librairie-points-communs-1-veronique-bagarry-768x350

La verite attendra l’aurore d’Akli Tadjer

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La-verite-attendra-l-auroreLa vérité attendra l’aurore de Akli Tadjer Ed. JC LATTES
Mohamed , quarantenaire , ébéniste à Paris, ne se remet pas de la mort de son frère Lyes disparu vingt ans plus tôt en Algérie, dont Il se rend responsable. Les 2 frères, bons français vivant à Gentilly, avec leurs parents émigrés étaient repartis en Algérie pour fêter les 20 ans de Lyes. Malheureusement les 2 frères sont tombés dans une embuscade tendue par les Combattants de l’Islam et seul Mohamed a réussi à se sauver.
Alors qu’il vide l’appartement de ses parents, il s’aperçoit que son cinéma d’enfance, le Gaité-Palace, est mis en vente, il entre, et tombe sur Nelly, son amour de jeunesse, perdue de vue.
Parallèlement, il reçoit sur son Facebook, un étrange message d’une certaine Houria vivant en Algérie.
Akli Tadjer nous embarque dans un roman passionnant, se déroulant sur les 2 rives de la Méditerrannée. Avec son style fluide et agréable, les personnages prennent toute leur place. Lyes, l’enfant surdoué, le préféré, promis au plus bel avenir et qui chute, Mohamed, si attachant par sa fragilité et ses doutes autant que par sa persévérance et sa générosité.
Une histoire très actuelle et en même temps intemporelle et pleine de surprises.

Café-poésie le Mardi 20 Mars à 19h30

Bonjour,
Ce petit rappel de notre soirée Café-poésie. Le principe est simple qui veut peut lire une ou des poésies. Ses propres poésies comme les poésies qui vous touchent particulièrement et que vous voulez partager.
Venez, amenez vos amis.
Gilbert (l’ex Aubergiste de l’auberge des idées) sera l’animateur de la soirée.
Venez nombreux et comme d’habitude nous boirons un verre à l’issue de la soirée.café poesie2